#Wikibuilding.paris

Villes durables 3.0

Inutile de s’attarder sur l’urgence à accélérer la transition mondiale vers les villes durables : saturation des conurbations, urgence climatique, raréfaction des ressources, surconsommation et pollution … La durabilité se jugera aussi bien à l’aune de l’environnement que de la capacité à produire des conditions de vie dignes et des économies soutenables. S’il faut davantage lutter contre le réchauffement climatique, il faut aussi résoudre les clivages sociaux et accompagner le développement raisonné de l’économie future. Pour les architectes de HOST, le Wikibuilding est une brique symbolique d’un nouveau modèle urbain, une ville durable 3.0. qui n’aurait pas oublié la ville 2.0 « contributive ».

Villes 3.0

La smart city est régulièrement présentée comme l’horizon politique et industriel des villes de demain. Reposant essentiellement sur « l’internet des objets », cette ville 3.0 vise l’optimisation des réseaux et l’émergence de nouvelles solutions par l’accumulation et le traitement de très grands nombres de données. Cependant pour HOST, cette vision centrée sur la technique considère en grande partie les êtres humains comme des consommateurs passifs à qui il faut vendre des services. Ce modèle économique surplombant risque un rejet massif des citoyens et des autorités politiques, car il a oublié une étape, celle de la ville 2.0, de l’inclusion et de l’appropriation des habitants qui doivent savoir hacker les villes comme les technologies numériques pour mieux les apprivoiser et les transformer.

Villes 2.0

Le Wikibuilding s’appuie sur de nouvelles pratiques qui sont au centre de la ville participative 2.0. En intégrant dans son ADN contribution et collaboration, il permet aux individus et aux organisations de participer, au côté des professionnels, à la transformation durable des villes. L’idée est d’inclure les habitants dans la construction de leur habitat pour soutenir et co-construire l’évolution vers des comportements plus raisonnés et plus soutenables. Dans cette optique, le recours aux nouvelles technologies et aux outils numériques d’intelligence collective proposés par la Start-up UFO, facilite le dialogue. La ville 2.0 a bien existé en tant que concept, mais les politiques et les professionnels n’étaient pas encore prêts. Aujourd’hui, c’est différent : le Wikibuilding.paris, et de multiples projets frères permettront à la ville 2.0 de prendre forme à grande échelle, dans le monde réel.

Villes durables 3.0

C’est à une smartcity qui serait plus humaine, à une ville durable qui intégrerait pleinement le numérique, autrement dit à une ville durable 3.0, que travaillent les équipes de HOST et d’UFO à l’initiative du Wikibuilding. Pour les partenaires du projet, loin d’être théorique, la ville durable 3.0 est en train de se construire, et le Wikibuilding.paris en est un démonstrateur Open Source duplicable à l’infini :

  • – en repensant le rôle des technologies numériques dans la société (Orange, Institut de Santé Urbaine, UFO, Insitut Mines-Télécom, le CSTB)
  • – en concevant un habitat évolutif et soutenable (Host, REI, Lineazen, Attitudes Urbaines, Franck Boutté, Creaspace, Coloco, Bellastock et AEDIS)
  • – en constituant un écosystème convivial permettant les échanges et la construction de confiance entre les habitants, les start-ups, le monde associatif, les écoles, les industriels, l’université, les artistes et les représentants politiques. (Effectas, Simplon, Strate, Orient Express, Vivalib, Volumes, Numa, Lillian Ricaud, Haguer, Villes Internet, Reflect’Sun, YesParik, 7BU, Clam, Ici, La Fonderie, Learn Do Share, Lippi, Transdev, Esri, Creative Roots, Iaac, Smart Citizen, Atelier Villes, Gamba Acoustique)

Pour en savoir plus

Conférence d’Alain Renk (Host) lors du séminaire franco-britannique sur les smartcities le 15 mai 2014 à Londres.